29 juin 2026
Créer sa boîte : site vitrine ou landing page ?
Vous lancez votre entreprise : landing page ou site vitrine ? 46 % des recherches Google sont locales : ce qu'il faut préparer, dans quel ordre, et le budget.

5 min de lecture
Votre entreprise vient de naître (ou va naître) : statuts déposés, premiers clients en vue… et tout le monde vous demande « c'est quoi ton site ? ». Avant de foncer sur un outil ou de demander trois devis, prenez cinq minutes pour choisir le bon format de présence en ligne. Ça vous évitera de payer pour un site trop gros — ou trop petit.
Landing page et site vitrine : quelle différence ?
La landing page, c'est une page unique avec un seul objectif : déclencher une action. Prendre rendez-vous, demander un devis, s'inscrire à une liste d'attente. Tout le contenu — accroche, offre, preuves, appel à l'action — tient sur une seule page qui se lit de haut en bas.
Le site vitrine, c'est un site complet de 5 à 10 pages : accueil, services, à propos, réalisations, contact. Il présente l'ensemble de votre activité et travaille votre référencement sur plusieurs recherches à la fois.
La vraie question n'est pas « lequel est le mieux » mais où en êtes-vous :
- Vous démarrez, une seule offre, besoin d'exister vite → landing page. En ligne en quelques jours, elle valide votre marché et récolte vos premiers contacts.
- Activité déjà claire, plusieurs services, clientèle locale à capter sur Google → site vitrine. C'est lui qui vous positionne durablement sur les recherches « métier + ville ».
Et bonne nouvelle : une landing page bien construite devient la page d'accueil du futur site vitrine. Commencer petit n'est jamais du travail jeté.
À préparer avant de contacter qui que ce soit
Le prestataire le plus rapide du monde ne peut rien sans matière. Préparez :
- Votre nom de domaine. Réservez-le tôt (une dizaine d'euros par an), idéalement en
.frou.com, court et sans tiret si possible. Même si le site attend, le nom de domaine sécurise votre nom et vos futures adresses e-mail professionnelles. - Une phrase qui dit ce que vous faites. Pas un slogan : « Plombier chauffagiste à Salon-de-Provence, dépannage sous 24 h ». Qui, quoi, où. Si cette phrase n'est pas claire, le site ne le sera pas non plus.
- Vos textes de base. Vos services, vos tarifs (ou une fourchette), votre parcours. Des notes brutes suffisent — mais elles doivent venir de vous.
- Quelques photos réelles. Vous, votre atelier, vos réalisations. Un smartphone récent suffit largement. Les photos authentiques inspirent dix fois plus confiance que les images de banque génériques.
- Vos mentions obligatoires. SIRET, forme juridique, adresse : nécessaires pour les mentions légales, exigées par la loi même pour une simple landing page.
Les étapes, dans l'ordre
- Réservez domaine + adresse e-mail pro (
contact@votre-nom.fr— pas une adresse Gmail sur vos devis). - Créez votre fiche Google Business. Gratuite, et souvent votre première source de clients locaux avant même que le site existe (notre guide pas à pas).
- Lancez la landing page ou le site vitrine selon votre situation (voir plus haut).
- Reliez le tout : fiche Google → site, signatures d'e-mail → site, réseaux sociaux → site.
- Mesurez. Un outil de statistiques respectueux du RGPD, et un œil chaque mois sur trois chiffres : visites, provenance, demandes reçues.
Combien ça coûte, combien de temps ?
En passant par un professionnel, comptez :
- Landing page : quelques centaines d'euros, en ligne en une à deux semaines.
- Site vitrine complet : à partir d'un à trois milliers d'euros selon le nombre de pages et le niveau de personnalisation, comptez trois à six semaines — une fourchette cohérente avec les repères officiels de France Num, qui évoque un budget de 2 000 à 8 000 € pour un site vitrine professionnel standard.
À quoi s'ajoutent des frais fixes faibles : domaine (~10 €/an) et hébergement (quelques euros par mois pour un site de cette taille). Méfiez-vous des abonnements « site gratuit » à 30–50 €/mois : au bout de deux ans, vous avez payé un site vitrine… sans en être propriétaire.
Ne mettez surtout pas le SEO local de côté
C'est l'erreur la plus coûteuse du créateur d'entreprise — et la plus invisible. Aujourd'hui, la première source de clients d'une activité de proximité, c'est le SEO local : la recherche « métier + ville » sur Google. Près d'une recherche Google sur deux (46 %) a une intention locale, et 73 % des recherches locales démarrent sur mobile, juste avant d'appeler (BrightLocal, 2026).
Concrètement, votre landing page ou votre site vitrine ne travaille pas seul : c'est le duo fiche Google Business + site qui vous rend visible sur votre zone. Une fiche complète et active, des avis clients demandés dès les premiers chantiers, des coordonnées identiques partout, et un site qui mentionne clairement votre ville et votre zone d'intervention. Ces réflexes pris dès le lancement font toute la différence six mois plus tard — les rattraper ensuite prend beaucoup plus de temps.
On a détaillé tout ça, étape par étape, dans notre article dédié : SEO local : le levier de visibilité le plus rentable pour une entreprise de proximité.
Le piège classique du créateur d'entreprise
Vouloir le site parfait avant d'ouvrir. On repousse, on peaufine, et six mois plus tard il n'y a toujours rien en ligne — pendant que les concurrents récoltent les recherches Google. Un site simple et clair en ligne aujourd'hui vaut mieux qu'un site idéal dans six mois. Vous l'enrichirez avec de vrais retours clients.
Par où commencer, concrètement ?
Si vous hésitez encore entre les deux formats, regardez nos tarifs pour vous faire une idée du budget, ou venez en parler : en un rendez-vous, on détermine ensemble le format adapté à votre lancement — et si une landing page suffit, on vous le dira.

